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Huissier de justice et commissaire de justice : tout ce qu'il faut savoir

Huissier de justice devenu commissaire de justice en 2022 : missions, tarifs plafonnés par l'État, formation requise et démarches pour trouver

Marie GarnierMarie Garnier 16 minutes de lecture
Huissier de justice : tarifs et missions en 2026
Les Métiers du Droit #3 : Huissier de justice

Le commissaire de justice (anciennement huissier de justice) est un officier public et ministériel chargé de trois missions principales : signifier les actes judiciaires, procéder à l'exécution forcée des décisions de justice et dresser des constats ayant force probante. Depuis le 1er juillet 2026, l'appellation « huissier de justice » a définitivement disparu au profit de « commissaire de justice », en application de l'Ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016.

Depuis le 1er juillet 2026, l'huissier de justice n'existe plus sous cette appellation : il est devenu commissaire de justice, une profession unifiée née de la fusion avec les commissaires-priseurs judiciaires. Cet officier public et ministériel reste l'auxiliaire incontournable pour signifier un acte, faire exécuter une décision de justice ou dresser un constat opposable. Avant de le solliciter, mieux vaut connaître précisément ses missions, ses tarifs : réglementés pour certains actes, libres pour d'autres : et les situations dans lesquelles son intervention est réellement utile.

En bref

  • Le commissaire de justice est un officier public et ministériel chargé de signifier les actes, d'exécuter les décisions de justice et de dresser des constats.
  • Depuis le 1er juillet 2026, l'appellation « huissier de justice » a définitivement disparu au profit de « commissaire de justice » (Ordonnance n° 2016-728).
  • Les actes d'exécution et de signification sont à tarifs réglementés (Articles A444-10 du Code de commerce) ; les constats et conseils relèvent d'honoraires libres sur devis.
  • Un commissaire de justice ne remplace pas un avocat : il ne fournit pas de conseil juridique stratégique et ne représente pas en justice.

De l'huissier de justice au commissaire de justice : la fusion de 2022 expliquée

Le 1er juillet 2026 a marqué la disparition définitive de l'appellation « huissier de justice ». Cette profession a fusionné avec celle de commissaire-priseur judiciaire pour former une profession unique : le commissaire de justice. La réforme ne date pourtant pas d'hier : elle résulte d'une ordonnance et de plusieurs décrets qui ont orchestré cette transformation par étapes.

La logique poursuivie par le législateur était double. D'abord, rapprocher deux professions aux missions complémentaires : l'une tournée vers l'exécution forcée et la signification, l'autre vers les ventes aux enchères judiciaires. Ensuite, moderniser l'image et le périmètre d'intervention de ces officiers publics et ministériels, tout en préservant leur statut protecteur pour les justiciables.

📌 Important : depuis le 1er juillet 2026, le terme « huissier de justice » n'a plus d'existence légale. Tous les professionnels exerçant antérieurement sous ce titre sont devenus commissaires de justice. Les actes qu'ils délivrent restent parfaitement valables.

Ordonnance du 2 juin 2016 : la réforme fondatrice

L'Ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016 relative au statut des commissaires-priseurs judiciaires et des huissiers de justice constitue le texte fondateur de la réforme. Elle a posé le principe d'une fusion progressive des deux professions, avec une période transitoire courant jusqu'au 30 juin 2022 durant laquelle elles restaient considérées comme distinctes.

Ce texte a été complété par plusieurs décrets d'application, notamment le Décret n° 2016-880 du 29 juin 2016 sur les sociétés d'exercice libéral et le Décret n° 2018-129 du 23 février 2018 sur la formation des huissiers de justice et officiers ministériels. L'ensemble du dispositif visait à créer un cadre juridique commun : règles déontologiques, formation harmonisée, conditions d'accès unifiées.

1er juillet 2022 et 1er juillet 2026 : les deux dates clés

La période transitoire s'est achevée le 1er juillet 2022, date à laquelle les deux professions ont cessé d'être considérées comme distinctes. Les huissiers de justice et les commissaires-priseurs judiciaires en exercice ont été intégrés dans la nouvelle profession de commissaire de justice.

Le 1er juillet 2026 constitue la seconde échéance décisive : l'appellation « huissier de justice » a définitivement disparu du paysage juridique français. Selon le Village de la Justice (2026), cette date « voit s'éteindre deux professions, celles d'huissier de Justice et de commissaire-priseur judiciaire, pour ne laisser place qu'à une seule : celle de commissaire de justice ». Le Conseil d'État a d'ailleurs rappelé dans une décision du 29 mai 2026 (n° 501077) que seuls les commissaires de justice ont qualité pour accomplir les actes autrefois dévolus aux deux professions.

Les missions du commissaire de justice : ce qu'il peut faire pour vous

Le commissaire de justice exerce trois grandes catégories de missions, qui couvrent des besoins très différents : porter un acte à la connaissance de son destinataire, faire exécuter une décision de justice par la contrainte, et documenter une situation de fait pour la rendre opposable. À cela s'ajoutent des activités connexes comme le recouvrement amiable et les ventes aux enchères judiciaires.

Contrairement à une idée répandue, le commissaire de justice n'est pas un simple « facteur judiciaire » ou un « agent de recouvrement ». Il agit comme officier public, ce qui confère à ses actes une force juridique particulière : les constats qu'il dresse font foi jusqu'à inscription de faux, les actes qu'il signifie déclenchent des délais légaux opposables aux destinataires.

Signification des actes judiciaires

La signification consiste à remettre officiellement un acte juridique à son destinataire par l'intermédiaire d'un commissaire de justice. Cette formalité n'est pas une simple notification : elle déclenche les délais de recours et rend l'acte opposable.

  • Assignation en justice : le commissaire de justice délivre l'acte introductif d'instance qui convoque le défendeur devant le tribunal.
  • Jugements et ordonnances : une décision de justice doit être signifiée pour devenir exécutoire et faire courir les délais d'appel (un mois en matière civile, 15 jours en référé, 10 jours en pénal).
  • Congés locatifs : le congé donné par le bailleur au locataire doit être signifié par commissaire de justice pour être valable.
  • Oppositions et protestations : en matière de saisie, de vente ou de succession, certains actes doivent obligatoirement passer par cette voie.

En pratique, le commissaire de justice se déplace au domicile du destinataire. S'il ne le trouve pas, il peut remettre l'acte à une personne présente ou, sous conditions, déposer une copie en étude avec lettre recommandée.

Exécution forcée des décisions de justice

L'exécution forcée est le cœur historique du métier. Elle permet de contraindre un débiteur récalcitrant à exécuter ses obligations, sur le fondement d'un titre exécutoire (jugement, acte notarié, etc.).

  • Saisie-attribution : blocage des sommes détenues par un tiers (banque, employeur) au profit du créancier.
  • Saisie-vente : saisie des biens meubles du débiteur pour les vendre aux enchères.
  • Expulsion locative : après un commandement de quitter les lieux, le commissaire de justice procède à l'expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire.
  • Saisie immobilière : procédure lourde aboutissant à la vente forcée d'un bien immobilier.

Toute mesure d'exécution forcée requiert au préalable la signification d'un commandement de payer ou d'exécuter, laissant un dernier délai au débiteur pour s'exécuter volontairement.

Constats et recouvrement amiable

Le commissaire de justice dresse des constats purement factuels, sans appréciation juridique, qui font foi jusqu'à preuve contraire. Ces constats sont des outils de preuve précieux dans un contentieux à venir.

  • Constat avant travaux : état des lieux d'un immeuble voisin avant le début d'un chantier, pour prévenir les litiges sur d'éventuels désordres.
  • Malfaçons et défauts de conformité : documentation des vices affectant une construction ou un bien livré.
  • Troubles du voisinage : constatation des nuisances sonores, olfactives ou visuelles.
  • Constat internet : capture de pages web, publications sur les réseaux sociaux, contrefaçons en ligne, preuves de concurrence déloyale.

Le recouvrement amiable est une autre mission importante : le commissaire de justice contacte le débiteur, négocie un échéancier et encaisse les paiements pour le compte du créancier. Cette activité, distincte de l'exécution forcée, s'exerce sans titre exécutoire et repose sur l'accord du créancier.

Quel est le coût d'un huissier de justice (commissaire de justice) ?

Les tarifs des commissaires de justice obéissent à une logique duale qu'il est essentiel de comprendre avant de les solliciter. Certains actes sont strictement encadrés par la loi : leur prix ne peut ni être négocié ni varier d'un professionnel à l'autre. D'autres prestations relèvent de la libre fixation des honoraires, avec un devis préalable obligatoire.

L'erreur classique consiste à croire que tous les actes sont à tarif réglementé et qu'un commissaire de justice coûte toujours la même somme quel que soit le contexte. Un constat d'urgence sur un chantier un samedi matin n'aura pas le même coût qu'une signification de jugement standard.

Tarifs réglementés : les actes encadrés par la loi

Les Articles A444-10 et suivants du Code de commerce fixent un barème précis pour les actes relevant de l'exécution forcée, de la signification et des ventes aux enchères judiciaires. Ces tarifs sont impératifs : aucun commissaire de justice ne peut s'en écarter, à la hausse comme à la baisse.

Le barème distingue plusieurs catégories d'actes, avec des montants forfaitaires ou proportionnels selon la nature et l'enjeu financier de l'acte. Par exemple, un commandement de payer valant saisie-vente coûte 62,45 €, tandis qu'une saisie-attribution sur compte bancaire s'élève à 98,05 €. La signification d'un jugement simple est facturée 72,18 €.

L'Article A444-10 précise que le commissaire de justice doit indiquer sur l'acte qu'il dresse « les dates et heures respectives de la demande du client et de la réalisation de la prestation » (rédaction en vigueur au 1er mars 2026, Légifrance). Cette mention garantit la traçabilité temporelle de l'intervention.

Honoraires libres : constats et conseils

Les constats (malfaçons, troubles du voisinage, état des lieux, internet) et les activités de conseil ne relèvent pas du barème réglementé. Le commissaire de justice fixe librement ses honoraires, dans le cadre d'un devis préalable que le client doit accepter.

En pratique, un constat standard coûte généralement entre 200 € et 600 €, selon la complexité, la durée et l'urgence de l'intervention. Un constat internet simple peut être moins onéreux ; un constat nécessitant plusieurs déplacements et des relevés techniques sera plus coûteux.

Le recouvrement amiable obéit à une logique hybride : la rémunération est convenue entre le commissaire de justice et le créancier, souvent sous forme d'une commission proportionnelle au montant recouvré. Cette commission doit être expressément acceptée par le créancier avant toute diligence.

💡 À noter : les renseignements généraux donnés par téléphone ou lors d'un premier contact sont gratuits. En revanche, tout acte officiel (même une simple signification) est systématiquement payant.

Quand faire intervenir un huissier de justice ?

Solliciter un commissaire de justice ne relève pas toujours d'une obligation légale. Dans de nombreuses situations, son intervention constitue un choix stratégique pour sécuriser ses droits ou accélérer le règlement d'un litige. Voici les principaux cas de figure, classés par domaine.

Un point commun à toutes ces situations : le commissaire de justice peut être contacté avant même l'engagement d'une procédure judiciaire. Son constat ou sa mise en demeure peuvent parfois suffire à débloquer la situation sans aller jusqu'au procès.

Conflits locatifs et impayés

Le recouvrement des loyers impayés constitue le motif d'intervention le plus fréquent. La procédure commence par un commandement de payer, acte réglementé au tarif de 62,45 € (Articles A444-10 du Code de commerce). Ce commandement rappelle au locataire son obligation de payer et constitue un préalable indispensable à toute mesure d'expulsion.

Prenons un cas concret : un bailleur constate trois mois de loyers impayés, soit 2 400 €. Il mandate un commissaire de justice pour délivrer un commandement de payer visant la clause résolutoire du bail. Le coût immédiat est de 62,45 €. Si le locataire règle dans le délai de deux mois, le dossier est clos pour ce montant modeste. Dans le cas contraire, le commandement ouvre la voie à l'assignation en référé-expulsion, puis à l'expulsion elle-même, dont les coûts s'échelonnent de plusieurs centaines à quelques milliers d'euros selon la résistance du locataire et la nécessité de recourir à la force publique.

Ce scénario illustre un arbitrage économique : le commandement de payer, pour un coût initial de 62,45 €, provoque souvent le règlement volontaire et évite une procédure judiciaire longue et coûteuse.

Litiges entre particuliers et constats préventifs

Les litiges entre particuliers (troubles du voisinage, malfaçons, dégâts des eaux) nécessitent souvent un constat d'huissier préalable. Ce constat documente objectivement la situation avant qu'elle n'évolue ou ne disparaisse : trace d'infiltration avant réparation, niveau sonore avant insonorisation, fissures avant rebouchage.

Sans ce constat, le demandeur risque de se retrouver démuni de preuve au moment du procès. Le juge apprécie souverainement la valeur probante des éléments produits, mais un constat de commissaire de justice bénéficie d'une force probante renforcée qui pèse lourd dans la décision.

En matière de divorce ou de séparation, le commissaire de justice peut également être requis pour constater un abandon de domicile conjugal ou une situation de fait utile à la procédure familiale. Son constat ne porte aucune appréciation sur les responsabilités : il se borne à relater ce qu'il a vu et entendu.

Après un jugement : forcer l'exécution

Un jugement obtenu ne vaut que s'il est exécuté. La partie gagnante doit d'abord faire signifier la décision à la partie perdante (pour la rendre exécutoire et faire courir les délais de recours), puis, en l'absence d'exécution volontaire, déclencher les mesures d'exécution forcée.

La saisie-attribution sur compte bancaire (tarif : 98,05 €) est souvent la mesure la plus efficace pour les créances de somme d'argent. Le commissaire de justice adresse une demande à la banque du débiteur, qui bloque les sommes disponibles dans la limite du montant dû.

Pour les créances plus complexes ou les obligations de faire, d'autres mesures existent : saisie-vente des meubles, saisie des rémunérations, expulsion. Chaque mesure répond à des conditions spécifiques et suit une procédure stricte que le commissaire de justice maîtrise et doit respecter scrupuleusement.

ERREUR COURANTE : confondre commissaire de justice et avocat

Confondre le rôle du commissaire de justice avec celui d'un avocat est une méprise fréquente, et ses conséquences peuvent être lourdes.

Un particulier en conflit avec son voisin ou son locataire peut être tenté d'appeler un commissaire de justice pour lui demander « quel est mon droit dans cette situation » ou « que dois-je faire ». Le commissaire de justice ne peut pas répondre à cette question. Il est officier public, pas conseiller juridique : il instrumente, il ne plaide pas, il ne donne pas d'avis stratégique.

Les conséquences de cette confusion sont concrètes. Si le commissaire de justice dresse un constat inutile parce que la situation ne le justifiait pas juridiquement, le client aura engagé des frais pour une pièce sans portée. Si le créancier se précipite vers une saisie sans avoir vérifié la solidité de son titre exécutoire, il risque une contestation victorieuse du débiteur et une condamnation aux dépens.

Le commissaire de justice intervient en aval de la stratégie juridique, pas en amont. Pour déterminer la voie de droit la plus adaptée, évaluer ses chances de succès ou négocier une transaction, il faut consulter un avocat. Une consultation gratuite avec un avocat est possible dans de nombreuses permanences organisées par les barreaux, les maisons de justice et du droit ou les associations spécialisées.

⚠️ Attention : un commissaire de justice ne peut ni vous représenter en justice ni rédiger vos conclusions. Tenter de lui confier ces missions retardera votre procédure et vous exposera à des irrecevabilités.

Comment devenir commissaire de justice : les études requises

Devenir commissaire de justice exige une formation juridique solide et la réussite d'un examen professionnel rigoureux. La profession reste réglementée et l'accès en est limité par un numerus clausus : le nombre d'offices est contrôlé par l'autorité publique.

Les deux décrets qui encadrent cet accès sont le Décret n° 75-770 du 14 août 1975 et le Décret n° 2018-129 du 23 février 2018, ce dernier ayant modernisé le parcours de formation pour l'adapter à la profession unifiée de commissaire de justice.

Diplôme et conditions d'accès

Le Décret n° 75-770 du 14 août 1975 fixe les conditions d'accès à la profession. Le candidat doit :

  • être titulaire d'un master 1 en droit (bac+4) au minimum, mais dans les faits un master 2 (bac+5) est quasi indispensable ;
  • être de nationalité française ou ressortissant d'un État membre de l'UE ;
  • ne pas avoir été condamné pour des faits incompatibles avec l'exercice de la profession ;
  • avoir accompli un stage professionnel de deux ans dans un office.

La sélection est exigeante. Les candidats passent d'abord un examen d'accès au stage, puis un examen d'aptitude à l'issue du stage. Ce double filtre garantit la compétence technique des futurs commissaires de justice.

Stage et examen professionnel

Le Décret n° 2018-129 du 23 février 2018 a réformé la formation pour l'adapter à la nouvelle profession unifiée. Il organise :

  • un examen d'accès au stage, comportant des épreuves écrites et orales en droit civil, procédure civile, droit commercial, droit des sociétés, fiscalité, comptabilité et déontologie ;
  • le stage professionnel lui-même, d'une durée de deux ans dans un office de commissaire de justice, rémunéré et encadré par un maître de stage ;
  • l'examen d'aptitude final, qui conditionne la nomination par le garde des Sceaux.

Depuis la fusion, la formation intègre les compétences liées aux ventes aux enchères judiciaires et aux prisées (estimations), qui relevaient auparavant du seul commissaire-priseur judiciaire. Le commissaire de justice contemporain maîtrise donc l'ensemble du spectre : signification, exécution, constat et vente forcée.

Trouver un commissaire de justice : démarches pratiques

Pour localiser un commissaire de justice compétent, le réflexe le plus simple consiste à consulter l'annuaire officiel de la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ), accessible sur le site commissaire-justice.fr. Cet annuaire répertorie tous les professionnels en exercice avec leurs coordonnées et leur ressort géographique.

La compétence territoriale est un critère essentiel. Un commissaire de justice exerce dans le ressort du tribunal judiciaire où son office est établi. Pour une signification ou une exécution forcée, il faut s'adresser à un professionnel compétent dans le lieu où l'acte doit être délivré ou la mesure exécutée.

Un premier contact téléphonique permet d'obtenir des renseignements généraux sans frais : le professionnel vous indiquera si votre situation relève de ses missions, quel acte est approprié et quel en sera le coût probable. Ce n'est qu'au stade de l'acte officiel que les tarifs s'appliquent.

✅ En résumé : pour trouver un commissaire de justice, consultez l'annuaire de la CNCJ, vérifiez la compétence territoriale de l'office, et commencez par un contact téléphonique pour cerner le type d'acte nécessaire et son estimation de coût.

Fiche pratique

Textes de référenceOrdonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016 (fusion des professions) ; Décret n° 75-770 du 14 août 1975 (conditions d'accès) ; Décret n° 2018-129 du 23 février 2018 (formation) ; Articles A444-10 et suivants du Code de commerce (tarifs réglementés)
Dates clés1er juillet 2022 : création de la profession de commissaire de justice ; 1er juillet 2026 : disparition définitive de l'appellation « huissier de justice »
Tarifs réglementés (exemples)Commandement de payer avant saisie-vente : 62,45 € ; Saisie-attribution sur compte bancaire : 98,05 € ; Signification d'un jugement : 72,18 € (acte simple)
Honoraires libresConstat (malfaçons, voisinage, etc.) : sur devis (200 à 600 € en moyenne selon la complexité) ; Recouvrement amiable : commission proportionnelle au montant recouvré, sur accord préalable
Organisme de référenceChambre nationale des commissaires de justice (CNCJ) : annuaire officiel disponible sur commissaire-justice.fr
Juridiction compétenteTribunal judiciaire pour les contestations d'exécution ; juge de l'exécution pour les difficultés d'exécution forcée

Sources

Les informations ci-dessus sont indicatives et n'engagent pas leur auteur. Faites valider votre situation par un avocat avant toute démarche contentieuse.

Questions pratiques

Quel est le rôle d'un huissier de justice ?

Le commissaire de justice (anciennement huissier de justice) est un officier public et ministériel chargé de trois missions principales : signifier les actes judiciaires aux destinataires, procéder à l'exécution forcée des décisions de justice (saisies, expulsions), et dresser des constats ayant force probante pour sécuriser une situation juridique (malfaçons, troubles du voisinage). Il peut également assurer le recouvrement amiable de créances.

Quel est le nouveau nom d'un huissier de justice ?

L'huissier de justice s'appelle désormais commissaire de justice, en vertu de l'Ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016. La fusion avec la profession de commissaire-priseur judiciaire est intervenue le 1er juillet 2022, et depuis le 1er juillet 2026 l'appellation « huissier de justice » a définitivement disparu au profit de « commissaire de justice ».

Quel est le coût d'un huissier de justice ?

Le coût d'un commissaire de justice dépend de la nature de l'acte. Les actes d'exécution forcée et de signification relèvent de tarifs réglementés fixés par les Articles A444-10 et suivants du Code de commerce (ex : commandement de payer avant saisie-vente : 62,45 €). Les constats et activités de conseil sont facturés à honoraires libres, sur devis préalable. Aucun acte officiel n'est gratuit.

Quand faire intervenir un huissier de justice ?

Un commissaire de justice intervient notamment en cas de loyers impayés pour délivrer un commandement de payer, pour faire constater des malfaçons ou troubles du voisinage avant un procès, pour signifier une décision de justice à la partie adverse, ou pour exécuter un jugement (saisie, expulsion). Il peut être contacté avant toute procédure judiciaire pour dresser un constat préventif.